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Openbravo

Openbravo ERP n'est plus l'ERP open source de 2006 : passé sous pavillon français chez Orisha, il est devenu une plateforme de commerce unifié pour enseignes, avec 60 000 points d'encaissement déployés dans 55 pays.

  • Verticalisé
  • ETI
  • Grand compte
  • Cloud
Auteur
La rédaction ERP Conseil
Mis à jour le
Site officiel de Openbravo

Carte d'identité

Création
2001
Siège
Pampelune (Navarre), Espagne
Pays d'origine
Espagne
Effectif
650 collaborateurs pour la division Orisha Commerce (source éditeur) ; effectif propre à Openbravo non communiqué
Cibles
ETI, Grand compte
Secteurs
Mode et luxe, Articles de sport, Maison et bricolage, Distribution spécialisée, Retail omnicanal
Modules
Openbravo POS, Openbravo mPOS, Openbravo SCO (caisse libre-service), Openbravo Commerce Central, Order Management (OMS), Store Stock Management (SSMS), Product Information Management (PIM), ReCommerce (réparation, location, seconde main), Promotions et tarification, Clienteling et fidélité, Analytics et reporting
Déploiement
Cloud

Aucune grille tarifaire publique : prix sur devis selon le nombre de magasins, de caisses et de modules (vérifié en septembre 2026). Les prix d'appel affichés par certains comparateurs ne correspondent à aucune offre commerciale.

Chercher Openbravo ERP en 2026 réserve une surprise : le logiciel existe toujours, mais il ne porte plus le même périmètre ni tout à fait le même nom. Né à Pampelune au début des années 2000 comme ERP open source, il a été racheté fin 2022 par le groupe français Orisha et recentré sur le commerce unifié : encaissement, gestion des commandes omnicanales, stocks magasin. La cible est aujourd'hui l'enseigne de taille moyenne à grande, multi-magasins et multi-pays, avec une tarification établie sur devis.

Qui est Openbravo ?

L'histoire commence au milieu des années 1990, lorsque Nicolas Serrano et Ismael Ciordia développent des outils de gestion à l'université de Navarre. La société est formellement créée en août 2001 sous le nom de Tecnicia, puis rebaptisée Openbravo en 2006, année où le progiciel est publié sous l'Openbravo Public License, une licence libre, sur une base technique dérivée de Compiere.

Le financement suit la trajectoire classique d'un éditeur open source européen : environ 6,4 millions de dollars apportés par Sodena en 2005-2006, puis un second tour de 12,5 millions de dollars en 2008 auprès d'Amadeus, GIMV et Adara. En 2007, Openbravo rachète LibrePOS, une application de point de vente écrite en Java, qui devient la matrice de son offre d'encaissement. Ces éléments sont documentés par la fiche Wikipedia consacrée à l'éditeur.

Le virage décisif intervient en novembre 2022 : Openbravo rejoint le groupe français DL Software, devenu Orisha le 19 octobre 2023. Le produit est alors commercialisé sous la marque « Orisha | Openbravo ». Selon la notice Wikipédia d'Orisha, le groupe a été fondé en 2003, a réalisé plus de 200 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2022 avec environ 1 300 salariés et 100 000 clients, a racheté 25 sociétés depuis sa création et se classait 23ᵉ au palmarès EY des 250 éditeurs français en 2023. Le fonds américain TA Associates en est devenu l'actionnaire majoritaire en 2021, au terme d'une opération valorisée à plus de 400 millions d'euros.

Openbravo est aujourd'hui rattaché à la division Orisha Commerce, qui revendique sur sa page de présentation 650 collaborateurs, plus de 25 000 clients dans plus de 100 pays et un chiffre d'affaires projeté de 110 millions d'euros pour 2026, avec des implantations à Amsterdam, Paris, Barcelone et Stockholm. On notera que la page d'accueil de la même division annonce 700 collaborateurs et 15 bureaux : les chiffres varient d'une page à l'autre du site de l'éditeur, ce qui invite à les demander par écrit.

La gamme Openbravo ERP : du progiciel open source au commerce unifié

Il n'existe pas plusieurs ERP Openbravo concurrents : il existe une plateforme modulaire, historiquement commercialisée sous le nom Openbravo Commerce Cloud, dont on active les briques. Le choix ne porte donc pas sur un produit mais sur un périmètre.

Openbravo POS

C'est le cœur de l'offre et la brique la plus souvent déployée en premier. Elle regroupe la caisse fixe, Openbravo mPOS (encaissement sur tablette ou smartphone) et Openbravo SCO, le module de caisse en libre-service. L'éditeur met en avant des capacités hors ligne permettant de continuer à vendre en cas de coupure réseau, des promotions avancées et le traitement des commandes omnicanales en magasin : réservation, click and collect, ship from store. À retenir si votre priorité est de refondre le parc de caisses d'un réseau.

Openbravo Commerce Central

Le back-office central. D'après la documentation de l'éditeur, il couvre la gestion du catalogue avec un nombre illimité de caractéristiques (couleur, taille) et d'attributs, les listes de prix multidevises, un moteur de remises avancé, le CRM et la fidélité multi-niveaux avec cartes cadeaux, ainsi qu'une vue unifiée des ventes et des stocks. C'est la brique à privilégier quand le sujet est l'harmonisation des référentiels entre enseignes ou pays.

Order Management, Store Stock Management et PIM

Trois modules complémentaires : l'OMS orchestre commandes, stocks et expéditions entre les canaux ; le SSMS gère les opérations de stock en magasin (réceptions, mouvements internes, comptages) ; le PIM centralise l'information produit pour la diffusion multicanale. Ils prennent leur sens à partir du moment où le e-commerce et le magasin partagent le même stock.

ReCommerce

Brique plus récente, dédiée aux modèles de réparation, de location et de seconde main. C'est le module qui distingue le plus nettement Openbravo d'un logiciel de caisse classique, et l'argument à creuser pour une enseigne de sport, de mode ou d'équipement qui lance une offre d'occasion.

L'héritage open source : Openbravo ERP et Business Suite

Le progiciel historique, rebaptisé Business Suite, couvrait un périmètre ERP généraliste. Il n'est plus maintenu : un billet publié le 30 janvier 2023 sur le SourceForge du projet annonce l'arrêt de la Community Edition, la fin des correctifs de bugs et des mises à jour de sécurité pour les projets ERP et JavaPOS, et le retrait des téléchargements. Si vous cherchiez un ERP libre, notre comparatif des ERP open source recense les projets encore actifs.

À qui s'adresse Openbravo ?

L'éditeur vise explicitement les enseignes de taille moyenne à grande, dans la mode et le luxe, les articles de sport, la maison et le bricolage, et la distribution spécialisée. Les références publiées confirment ce positionnement haut de gamme : Decathlon, Adidas, Leroy Merlin, But, SMCP, Damart, Sport 2000, Tediber ou Velomania. Le directeur des systèmes d'information de But est cité par l'éditeur sur la simplification de son infrastructure informatique.

L'offre est en revanche surdimensionnée pour un commerçant indépendant ou une PME de quelques magasins, qui paiera une architecture conçue pour des réseaux internationaux. Elle est aussi sous-dimensionnée, au sens propre, pour une entreprise qui cherche un ERP complet : ni comptabilité générale, ni paie, ni gestion de production ne figurent au périmètre. Pour un panorama plus large, voir notre dossier sur l'ERP pour le retail et l'e-commerce.

Fonctionnalités et modules

  • Openbravo POS : caisse fixe, encaissement, tickets, moyens de paiement, fonctionnement hors ligne.
  • Openbravo mPOS : vente mobile sur tablette ou smartphone en rayon.
  • Openbravo SCO : caisse en libre-service avec paiement intégré.
  • Openbravo Commerce Central : back-office central et pilotage local des magasins.
  • Order Management (OMS) : orchestration des commandes, stocks et expéditions omnicanales.
  • Store Stock Management (SSMS) : réceptions, mouvements internes et comptages en magasin.
  • Product Information Management (PIM) : référentiel produit pour la diffusion multicanale.
  • ReCommerce : réparation, location et seconde main.
  • Promotions et tarification : listes de prix illimitées, multidevises, moteur de remises et coupons.
  • Clienteling et fidélité : fiches clients, historique d'achat unifié, programmes multi-niveaux, cartes cadeaux.
  • Analytics et reporting : tableaux de bord et indicateurs de performance.

Déploiement, technologie et intégrations

Openbravo est distribué exclusivement en SaaS. L'éditeur insiste sur la suppression des serveurs en magasin et sur une approche API-first by design, avec des connecteurs prêts à l'emploi, notamment vers le prestataire de paiement Adyen. La solution est présentée comme agnostique en matière de matériel d'encaissement.

L'argument de couverture internationale est chiffré par l'éditeur : déploiement dans 55 pays, conformité native (devise, fiscalité, langue) sur 31 pays et territoires, 60 000 points d'encaissement et un million de transactions par jour. C'est ce qui justifie le recours à Openbravo plutôt qu'à un logiciel de caisse national.

Corollaire de cette architecture : la comptabilité, la paie et l'ERP proprement dit sont à connecter, ce qui suppose un projet d'intégration. Notre guide sur la connexion d'un ERP à un CRM, un WMS ou un logiciel métier détaille les points à cadrer.

Prix d'Openbravo ERP

L'éditeur ne publie aucune grille tarifaire, vérifié en septembre 2026. La logique de facturation est celle d'un abonnement SaaS dimensionné par le nombre de magasins, de caisses et de modules activés ; aucun montant n'est rendu public.

Deux comparateurs affichent bien un « prix de départ », de l'ordre de 1 euro ou 1 dollar par an sur Capterra et GetApp. Ce montant est un artefact de saisie et ne correspond à aucune offre commerciale : nous ne le reprenons pas et vous invitez à l'ignorer. Le budget réel d'un projet additionne l'abonnement, l'intégration, les connecteurs vers la comptabilité et le e-commerce, le matériel d'encaissement, la reprise de données et la formation des équipes magasin. Pour construire une enveloppe sur trois à cinq ans, reportez-vous à notre analyse du prix d'un ERP.

Avis utilisateurs sur Openbravo

Les notes publiques existent, mais sur des volumes faibles qu'il faut avoir en tête avant de les interpréter.

  • Sur G2, Openbravo Commerce Cloud obtient 3,9/5 sur 19 avis. Les commentaires positifs mettent en avant une solution de bout en bout couvrant stocks, caisse, CRM et reporting, ainsi que la modularité. Les critiques portent sur des lenteurs de chargement, une courbe d'apprentissage jugée raide, des redémarrages inattendus et un module de gestion des retours décrit comme en retard de développement.
  • Sur Capterra, la fiche désormais intitulée Orisha Commerce affiche 4,6/5 sur 10 avis, avec un détail par critère : 4,3 en facilité d'utilisation, 4,7 en fonctionnalités, 4,6 en service client et 4,9 en rapport qualité-prix. Les verbatims saluent une interface exigeant peu de formation et une bonne résistance au mode hors ligne ; ils signalent en revanche un design jugé moins abouti que la concurrence et le besoin de logiciels complémentaires pour couvrir tout le périmètre.
  • Sur Gartner Peer Insights, le fournisseur est bien référencé dans le marché Unified Commerce Platforms Anchored by POS for Tier-2 Retailers, mais la page ne comptait aucun avis lors de notre consultation.

La divergence entre G2 et Capterra tient probablement aux périodes et aux profils : les avis G2 évoquent largement l'ancienne suite open source, les avis Capterra la plateforme retail actuelle. Dans les deux cas, dix à dix-neuf avis ne constituent pas un échantillon suffisant pour trancher : demandez des références d'enseignes comparables à la vôtre, en nombre de magasins et de pays.

Openbravo et la facturation électronique

En France, la réception de factures électroniques est obligatoire depuis le 1ᵉʳ septembre 2026 pour toutes les entreprises assujetties à la TVA, et l'émission le deviendra pour les PME et TPE au 1ᵉʳ septembre 2027.

À notre connaissance, et d'après le guide publié par Orisha sur le sujet, ni Orisha ni Openbravo ne sont immatriculés comme plateforme agréée. L'éditeur traite au contraire le choix d'une plateforme comme une décision distincte à la charge du client, et indique que l'ensemble des solutions Orisha Commerce évoluent pour être conformes au calendrier officiel. La page produit d'Openbravo POS mentionne par ailleurs une conformité fiscale internationale couvrant la facturation électronique et la France. L'information précise — format de sortie, plateforme partenaire, date de disponibilité — n'est pas publique : c'est une question à poser par écrit avant signature. Notre comparatif des ERP conformes à la facturation électronique présente les différentes approches du marché.

Alternatives à Openbravo

  • Cegid : l'alternative naturelle pour une enseigne française cherchant un éditeur national avec une offre retail établie et un service comptable intégré.
  • Fastmag : plus léger et moins coûteux, chez le même groupe Orisha, pertinent pour un réseau de mode de quelques dizaines de magasins plutôt qu'un déploiement international.
  • NetSuite : si vous voulez précisément ce qu'Openbravo ne fait pas, à savoir un ERP complet avec comptabilité, en plus du commerce.
  • Microsoft Dynamics 365 : pour un groupe déjà installé dans l'écosystème Microsoft et souhaitant un socle unique finance et commerce.
  • Dolibarr ou Axelor : à regarder si c'était la dimension open source d'Openbravo qui vous intéressait, puisqu'elle n'existe plus.

Voir aussi nos sélections d'ERP pour l'e-commerce B2C et les marketplaces et d'ERP pour le textile, la mode et le prêt-à-porter.

Le conseil ERP Conseil : faites préciser noir sur blanc la frontière fonctionnelle. Demandez la liste exacte de ce qui n'est pas couvert (comptabilité générale, immobilisations, paie, production) et le coût de chaque connecteur vers les outils qui le feront. C'est sur cette ligne, et non sur l'abonnement caisse, que se joue l'écart entre le devis initial et le budget réel.

FAQ : Openbravo ERP

Openbravo est-il toujours un ERP open source ?

Non. Openbravo a été publié sous licence libre en 2006, mais l'éditeur a mis fin à sa Community Edition : un billet du 30 janvier 2023 sur le SourceForge du projet annonce l'arrêt des correctifs et des mises à jour de sécurité pour l'ERP et JavaPOS, ainsi que le retrait des téléchargements. L'offre commerciale actuelle est une plateforme SaaS propriétaire dédiée au retail.

Qui a racheté Openbravo ?

Openbravo a rejoint en novembre 2022 le groupe français DL Software, devenu Orisha le 19 octobre 2023, et est commercialisé sous la marque « Orisha | Openbravo » au sein de la division Orisha Commerce. Orisha est lui-même détenu majoritairement, depuis 2021, par le fonds d'investissement américain TA Associates.

Combien coûte Openbravo ERP ?

L'éditeur ne publie aucune grille tarifaire, vérifié en septembre 2026 : le prix est établi sur devis, selon le nombre de magasins, de caisses et de modules activés. Les prix de départ symboliques affichés par certains comparateurs, de l'ordre de 1 euro par an, sont des erreurs de saisie et non des offres commerciales.

Openbravo est-il adapté aux PME ?

Rarement. L'éditeur positionne explicitement sa plateforme sur les enseignes de taille moyenne à grande, et ses références publiées sont des groupes comme Decathlon, Adidas ou Leroy Merlin. Pour un commerce indépendant ou un réseau de quelques boutiques, une solution de caisse plus légère sera mieux dimensionnée et moins coûteuse à intégrer.

Quelle différence entre Openbravo POS et Openbravo Commerce Central ?

Openbravo POS est la partie magasin : caisse fixe, encaissement mobile sur tablette, caisse libre-service et fonctionnement hors ligne. Openbravo Commerce Central est le back-office : catalogue produit, listes de prix multidevises, moteur de promotions, CRM et fidélité, vue unifiée des ventes et des stocks. Les deux sont conçus pour fonctionner ensemble.

Openbravo couvre-t-il la comptabilité ?

Non. La plateforme couvre l'encaissement, la gestion des commandes, les stocks magasin et l'information produit, mais ne propose pas de module de comptabilité générale, de paie ou de gestion de production. L'éditeur revendique une architecture ouverte par API destinée à connecter ces fonctions à des solutions tierces.

Points forts

  • Plateforme de commerce unifié déployée dans 55 pays, 60 000 points d'encaissement
  • Architecture API-first, sans serveur en magasin
  • Mode hors ligne robuste, salué dans les avis Capterra
  • Références d'enseignes majeures : Decathlon, Adidas, Leroy Merlin, But
  • Conformité fiscale native annoncée sur 31 pays et territoires

Points de vigilance

  • Périmètre commerce et non ERP complet : ni finance ni RH natives
  • L'édition open source Community Edition n'est plus maintenue
  • Aucune grille tarifaire publique de l'éditeur
  • Volume d'avis faible : 19 sur G2, 10 sur Capterra, aucun sur Gartner Peer Insights
  • Lenteurs et courbe d'apprentissage signalées dans les avis G2

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